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Répétition publique ouverte à tous le vendredi 9 février à 14h à l'Alpilium.

SpiriTango Quartet

Musique
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La pianiste d'origine saint-rémoise Fanny Azzuro revient, accompagnée cette fois, pour un concert tout en finesse explorant de nombreuses facettes du tango.

Énergie, harmonie, enthousiasme et créativité : ces quatre mots décrivent l'essence du SpiriTango Quartet. Après sept ans de scène partagée, le SpiriTango Quartet propose des versions originales et décoiffantes, voire transgressives, car elles apportent une fraîcheur et une nouveauté sortant des cadres du tango traditionnel.
En effet, la plupart des pièces interpr​​étées sont des œuvres françaises de compositeurs actuels, amenant une touche d'audace nouvelle. Transgressions diverses et nombreuses, l'accordéon remplace ici intégralement le bandonéon, instrument emblématique du tango, tout en amenant une palette de couleurs uniques.

Pivot central du programme : L’Opale Concerto pour accordéon et orchestre composé par Richard Galliano, arrangé par le SpiriTango pour une performance orchestrale de chambre, une grande première.
Nous retrouverons également le grand Astor et sa Camorra III, faisant écho au monde mafieux de son époque. Piazzolla, un transgresseur toute sa vie durant et le pionnier du tango de concert, dit Nuevo. Sa Romance del diablo est proposée ici en exclusivité en version quartet, une œuvre aux harmonies déchirantes, menant à la perdition.

Cet ensemble ne se contente pas des grands noms du tango, mais laisse ​également une large place à deux jeunes compositeurs français, Matthieu Stefanelli et Alexandre Fontaines, à travers deux créations : Cabeceo et Para descansar. Un autre combat très important dans le monde majoritairement masculin du tango, et de la musique en général : mettre sur le devant de la scène les compositrices et plus particulièrement ici Graciane Finzi avec ses Impressions tango.
Enfin, nous serons transportés en Amérique latine, avec le compositeur argentin Luis Caruana, ainsi que par les célèbres pièces brésiliennes Odeon et Tico-Tico ; deux tubes enivrants aux rythmes chaloupés, entièrement arrangés par le groupe qui en propose une version personnelle, ​dépassant les codes du monde classique.


Vendredi 9 février 2018 à 20h30 • Alpilium
Tarif B

Durée : 1h30 avec entracte
Spectacle conseillé à partir de 12 ans


Piano : Fanny Azzuro - Violon : Fanny Stefanelli - Accordéon : Thomas Chédal - Contrebasse : Benoît Levesque

“J'ai hâte de retrouver le public saint-rémois”

Avec SpiriTango Quartet, la pianiste saint-rémoise Fanny Azzuro revient jouer à Saint-Rémy le 9 février 2018. C'est la cinquième fois qu'elle se produit dans sa commune d'origine, après notamment un récital donné en 2013 pour l'inauguration de l'Alpilium. Interview.


Bonjour Fanny Azzuro. Beaucoup de Saint-Rémois vous connaissent déjà ; pouvez-vous revenir sur vos débuts musicaux à Saint-Rémy-de-Provence ?
J'ai vécu à Saint-Rémy pendant 15 ans.
C'est mon instituteur de maternelle, Alain Misler, qui le premier m'a initiée à la musique à l'âge de 5 ans. Mon frère, deux ans plus âgé que moi, jouait également du cor, ce qui m'a donné envie de faire de la musique à mon tour. Entre 6 et 8 ans, j'ai donc commencé à apprendre le piano à l'école de musique, avec Jean-Pierre Lecaudey, organiste de la collégiale Saint-Martin.
À partir de 8 ans, j'ai suivi des cours au conservatoire de Montpellier, en parallèle de ma scolarité à l'école de la République puis au collège Glanum.
À 18 ans j'ai intégré le conservatoire de région à Paris puis le Conservatoire national supérieur de musique à 21 ans, en 2007, avant de séjourner à Helsinki puis à Imola, où j'ai suivi un cursus de perfectionnement avec le professeur russe Boris Petrushansky.

Et depuis, donc, la carrière internationale…
Oui, depuis j'ai passé quelques concours à l'étranger, enregistré 5 disques, joué un peu partout, en Europe, aux États-Unis, en Chine… en solo ou en musique de chambre.

470pix-azzuro1.jpgÀ la base vous êtes plutôt une pianiste de musique classique. D'où est venu le projet SpiriTango Quartet ?
Nous avons créé cette formation il y a 7 ans avec 3 musiciens rencontrés au conservatoire : Fanny Stefanelli (violon), Thomas Chedal (accordéon) et Benoît Levesque (contrebasse). Nous avions la même envie de décloisonner la musique classique, de dépasser ses codes, afin de toucher un public différent, plus large, plus jeune.
Par ailleurs, j'apprécie le tango qui par certains côtés rejoint le répertoire russe, que j'affectionne particulièrement : les deux sont des musiques très physiques et très rythmiques.

Dans le tango aussi, nous voulions aller au-delà de ce qui se fait habituellement. Le programme que nous jouerons à l'Alpilium est dans cet esprit et s'intitule à juste titre TrANsGressiOns : le bandonéon est remplacé par un accordéon, et au-delà des "tubes" argentins, notamment d'Astor Piazzolla, certains morceaux proviennent du répertoire brésilien, d'autres ont été écrits par Richard Galliano, d'autres encore par des compositeurs français…
Ce programme figurera sur le prochain disque que nous enregistrerons en mai prochain, pour une sortie prévue en septembre.

Vous faites également des incursions dans le jazz…
Oui, j'ai toujours été passionnée par le jazz. Personnellement j'en écoute davantage que de la musique classique.
Je me produis régulièrement avec Hervé Sellin et j'ai eu aussi la chance de jouer avec Tigran Hamasyan. Nous jouons des morceaux avec nos spécificités propres, où eux improvisent, en tant que jazzmen, et moi j'interprète un arrangement écrit.
J'ai encore d'autres projets. Le suivant associera musique et danse, avec un danseur.

Comment répartissez-vous votre travail dans ces registres très différents ?
Cela dépend des périodes et de l'avancée des projets. Avec SpiriTango Quartet, par exemple, on travaille par sessions, en vue des concerts ou des albums. Je travaille le piano 5 à 8 heures par jour et consacre beaucoup de ce temps au répertoire solo, qui est principalement classique.

Vous avez fait une soixantaine de concerts en 2017 et une trentaine sont déjà programmés en 2018. Cela vous fait quoi de revenir jouer à Saint-Rémy, entre toutes ces dates internationales ?

Ça va être génial ! En plus l'après-midi il y aura une répétition publique avec des jeunes Saint-Rémois, avec qui j'aurai aussi l'occasion de discuter.
Je sais que je vais revoir beaucoup de visages familiers. J'ai conservé beaucoup de souvenirs à Saint-Rémy. J'ai gardé des liens avec la ville et sa région, ayant de la famille à Avignon et dans le Luberon.
J'ai hâte de retrouver le public saint-rémois.


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