L'eau à Saint-Rémy

La ville va réaliser un inventaire des assainissements non collectifs

La ville de Saint-Rémy-de-Provence va effectuer un inventaire des installations d’assainissement non collectif (ANC) à partir du mois de juin. Une réunion publique avec les personnes concernées a permis d’évoquer les modalités de son déroulement.
reunion-anc.jpgLe maire Hervé Chérubini, son adjoint délégué aux travaux Vincent Oulet, le directeur de la Régie de l’eau et de l’assainissement (REA) Gérard Béréziat, et Marion Alfieri, chargée de mission au cabinet Tramoy mandaté pour réaliser l’inventaire, ont présenté aux Saint-Rémois les objectifs et le déroulement de ce diagnostic.

La loi sur l’eau de 2006 stipule que l’eau fait partie du patrimoine commun de la nation ; sa protection est une préoccupation collective. Elle rend obligatoire le traitement des eaux usées dans des conditions satisfaisantes dans le but de préserver l’environnement et la santé publique. Pour la collectivité, cela se traduit par une obligation d’organiser l’inventaire des installations d’assainissement non collectif ; pour les propriétaires, par une obligation d’entretenir son ANC.

Cet inventaire, qui doit s’achever à la fin de l’année 2011, concerne les propriétés qui ne sont pas raccordées au réseau collectif communal et qui n’ont jamais été diagnostiquées par la Régie de l’eau et de l’assainissement depuis l’an 2000. Le diagnostic est entièrement gratuit pour les particuliers, pris en charge par la REA et subventionné par le Conseil général.

Dès le mois de juin, après avoir adressé un avis de passage, un technicien viendra dans les habitations concernées pour étudier l’installation ANC et son état de fonctionnement. Cette visite fera l’objet d’un compte-rendu détaillé.
Si l’installation n’est pas conforme à la réglementation et comporte des risques sur l’environnement et la santé publique, il sera demandé au propriétaire d’effectuer des travaux dans des délais dépendant de l’urgence.

Un assainissement non collectif (ANC) est une installation effectuant la collecte, le transport, le prétraitement, l’épuration et l’évacuation des eaux usées domestiques des immeubles non raccordés au réseau public d’assainissement.


Renseignements : Régie de l’eau et de l’assainissement (04 32 60 62 82)


L'assainissement à Saint-Rémy

La station d'épuration de Saint-Rémy-de-Provence, d'une capacité de 14 000 équivalent habitants, traite près de 97% des eaux usées.
Le réseau d’assainissement
Le réseau d’assainissement a une longueur de 36 804 m.
Le nombre de branchements pour l’eau usée est de 3 865.

La station d’épuration
L’ancienne station d’épuration était sous-dimensionnée par rapport aux volumes d’eau qu’elle recevait. Elle avait un rendement épuratoire moyen de 23 %.
Conçue pour faire face à la forte croissance de la population en été, la nouvelle station d’épuration traite la totalité des effluents résiduaires produits par la ville et peut absorber les volumes d’eaux parasitaires pouvant transiter par le réseau d’eaux usées.

Bien que le cœur du traitement soit constitué d’une filière classique de dépollution des eaux, la station d’épuration est équipée de techniques de traitement des effluents par boue activée en aération prolongée. Une unité de traitement biologique des graisses extérieures et une autre associée aux matières de vidange permettent le traitement in situ de la totalité des déchets en provenance des apports externes.

Ces installations offrent un rendement épuratoire élevé du traitement de l’eau tout en minimisant les consommations électriques. Par ailleurs elles limitent les nuisances olfactives. Elles représentent ainsi des avantages économiques et écologiques conséquents.

Des mesures de sécurité en cas d’inondation
En raison des spécificités du site, la station d’épuration est conçue pour permettre la préservation des ouvrages et des niveaux de crue atteignant la cote 12.00 m Niveau Général Française soit un niveau d’inondation égal à 2 mètres (environ) au-dessus du terrain naturel.

Un peu de technique


Le traitement biologique de la station d'épuration est constitué d’une zone anaérobie (local de pré-traitement), suivie d’un bassin biologique à alternance de phase (4 500 m3) et d’un bassin clarificateur (2 000 m3). Le bâtiment d’exploitation comprend notamment une centrifugeuse pour la filière boues et une désodorisation.

Environnement