Sur plus de 50 000 hectares, le Parc naturel est composé de seize communes du triangle d’or, cerné par la Durance et le Rhône : Lamanon, Eyguières, Aureille, St Martin de Crau, Mouriès, Maussane-les-Alpilles, le Paradou, Fontvieille, les Baux-de-Provence, Saint-Etienne-du-Grès, Tarascon, Mas-Blanc-les-Alpilles, Saint-Rémy-de-Provence, Eygalières, Orgon, Sénas.
Constitution du parc
L’agence publique pour le Conseil d’information, la gestion des Alpilles et des espaces sensibles (CIGALES) est créée en 1996. Elle se donne en 2000 pour mission d’être la structure de préfiguration du Parc naturel régional. Elle est transformée en 2003 en syndicat mixte, pour lui permettre de gérer le futur Parc. Après trois ans d’élaboration de la charte et une année de validation, le décret créant le Parc naturel régional est promulgué le 30 janvier 2007.
Le PNR prévoit d’agir sur trois grands ensembles territoriaux : les espaces naturels, agricoles et urbains. Dans chacun de ces espaces, le Parc s’engage à préserver son « pitchot trésor », à agir pour son développement harmonieux et à y encourager culture, citoyenneté et vie sociale.
Les objectifs de la charte
Le Parc naturel régional des Alpilles est un territoire qui se fixe des objectifs pour 12 ans. Ces objectifs sont inscrits dans sa charte, document de référence pour tout le territoire, qui présente le projet de développement durable élaboré par les élus, les associations, les institutionnels, les socioprofessionnels et les habitants.
Ce projet de territoire pour les Alpilles s’appuie sur cinq priorités stratégiques :
- La volonté de protéger, de gérer et de partager un patrimoine naturel, culturel et paysager d’exception, et de transmettre la culture provençale des Alpilles, vivante et en constante évolution,
- L’exigence de mener une politique ambitieuse de maîtrise du foncier agricole et urbain, comme condition du développement durable et de la mixité sociale du territoire,
- L’engagement de développer une économie respectueuse du territoire, dont l’agriculture est la clé de voûte,
- Le choix d’un tourisme durable et d’une fréquentation maîtrisée des espaces naturels,
- La détermination à faire de la participation et de la mobilisation des habitants et des acteurs locaux les fondements de la démocratie locale et de l’éco-citoyenneté.
