Actualités

La fontaine Nostradamus réparée

La commune de Saint-Rémy-de-Provence vient d’effectuer des travaux permettant la remise en eau de la fontaine Nostradamus. En raison d’une fuite, la ville avait été contrainte de couper l’eau depuis plusieurs mois.
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Inaugurée le 25 août 1814, la fontaine Nostradamus constitue un atout de charme de la ville de Saint-Rémy-de-Provence. Située au cœur du centre ville, cette œuvre présente le buste du célèbre astrologue. Cette fontaine alimentée par l’eau des Alpilles a connu des problèmes de fonctionnement à l’été 2010. En raison d’une fuite provoquant un dégât des eaux dans la boutique mitoyenne, le débit d’eau a été interrompu.

La préoccupation principale de la mairie de Saint-Rémy-de-Provence était d’assurer à nouveau la distribution sans détériorer la fontaine.
Les travaux, effectués par un spécialiste, ont donc consisté à installer une «clarinette» de distribution située dans un regard de la rue Nostradamus et trois tuyaux qui conduisent celle-ci directement dans les trois jets de la fontaine. Cela permet d’écarter tout risque de fuite dans la distribution.

Le rapport sur le diagnostic archéologique à Ussol consultable en mairie

La ville de Saint-Rémy-de-Provence invite les personnes intéressées à venir consulter en mairie le rapport scientifique réalisé par l’Inrap sur les vestiges gallo-romains découverts sur les terrains d’Ussol.
fouilles-ussol-2.jpgLa Direction régionale des affaires culturelles (Drac-Paca) a remis à la ville de Saint-Rémy-de-Provence une copie du rapport scientifique réalisé par l’Institut national des recherches archéologiques préventives (INRAP) sur les terrains d’Ussol, suite au diagnostic archéologique effectué cet hiver.
C’est à partir de ce rapport que le préfet de région établira, dans un délai de trois mois, les prescriptions archéologiques qui s’imposeront à la réalisation du projet de logements au quartier d’Ussol.

Les personnes intéressées peuvent venir consulter ce rapport en mairie (service urbanisme) ou à la Drac (Aix-en-Provence ; consultation sur rendez-vous et sur demande motivée). Document administratif couvert par la loi sur la propriété scientifique, le rapport ne peut être emporté ou dupliqué ; seules des citations courtes sont possibles.

Le projet de logements de quartier d’Ussol a été décidé par la ville, sur des terrains acquis en 2008, pour répondre à la forte demande de logements pour les familles saint-rémoises ; l’aménagement de ce quartier de 146 logements, maisons individuelles et immeubles collectifs, a été confié en 2009 à l’organisme public 13 Habitat.

Horaires d’ouverture au public du service urbanisme :
lundi, mercredi et jeudi : de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h
mardi : de 8h30 à 12h
vendredi : de 8h30 à 12h et de 13h30 à 16h30

Des vestiges archéologiques
découverts à la ZAC d’Ussol

Le diagnostic préventif, effectué par l’Institut national des recherches archéologiques préventives (INRAP) sur les terrains de la ZAC d’Ussol appartenant à la commune, a révélé l’existence de vestiges archéologiques. La ville rappelle, pour des raisons de sécurité publique, que l’accès au chantier est interdit.
fouilles-ussol.jpgDepuis le début du projet immobilier du quartier d’Ussol initié par la commune, la ville respecte la procédure légale habituelle qui impose notamment, conformément à la loi de 2003 relative à l'archéologie préventive, que tout projet d’aménagement ou de construction susceptible d’affecter des éléments du patrimoine archéologique fasse l'objet d'un diagnostic en amont.
Le préfet de région, par le biais de la Direction régionale des affaires culturelles, a ainsi missionné l'Institut national des recherches archéologiques préventives (INRAP) afin de procéder à une reconnaissance archéologique sur le terrain de la ZAC d’Ussol.
L'intervention, commencée le 24 janvier avec une pelle mécanique, consiste en la réalisation de tranchées de 2 mètres de large sur 7 à 10% du terrain (soit 1500 m2 sur une emprise de 2,1 hectares). Elle a révélé la présence de vestiges archéologiques en profondeur.

L’accès au chantier dangereux et interdit
Le maire Hervé Chérubini a pris le 26 janvier un arrêté pour rappeler que l’accès au chantier était interdit au public. «Cette parcelle fait partie du domaine privé de la commune et par conséquent est interdite à tous les publics. La présence de tranchées et des moyens de recherche archéologique habituels, tout comme la nature argileuse du terrain et la présence d’eaux stagnantes, font courir des risques graves aux contrevenants.»

200 familles en attente de logement
Le quartier d’Ussol a été décidé par la ville, sur des terrains acquis en 2008, pour répondre à la forte demande de logements pour les familles saint-rémoises ; l’aménagement de ce quartier de 146 logements, maisons individuelles et immeubles collectifs, a été confié en 2009 à l’organisme public 13 Habitat.
La volonté de créer des logements reste prioritaire pour la municipalité ; toutefois, si la valeur archéologique de ces vestiges venait à être confirmée dans ce quartier, la ville considérera avec grand intérêt cet enrichissement du patrimoine communal.

Par souci de transparence, la commune diffusera une information régulière sur l’évolution de ces fouilles. À la fin de la période de recherche, elle demandera à la DRAC d’en communiquer publiquement les résultats.

26 janvier 2011


Le monument aux morts inscrit aux monuments historiques

Le monument aux morts de Saint-Rémy-de-Provence, réalisé par Clara Saint-René-Taillandier et inauguré en 1921, est désormais inscrit au titre des monuments historiques par la Direction régionale des affaires culturelles.

Le préfet des Bouches-du-Rhône a prononcé par arrêté en date du 22 février 2010 l’inscription au titre des monuments historiques du monument aux morts et de la grille qui l’entoure, propriétés de la commune, après l'avis favorable émis par la commission régionale du patrimoine et des sites le 3 décembre 2009.

L’idée d’élever un monument aux soldats de Saint-Rémy victimes de la guerre fut émise le 16 janvier 1916 par le conseil municipal qui en vota le principe. Un comité est constitué, qui se réunit pour la première fois le 5 novembre 1918 ; il organisera de nombreux événements pour financer la construction du monument, pour laquelle le conseil municipal votera ensuite deux subventions, et à laquelle l’État participera également. Le coût total du monument s’élève à 53 000 F de l’époque.
 

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« Un chef d’œuvre de délicatesse et de goût »
Le comité choisit le projet de Claire Saint-René-Taillandier, statuaire installée à Saint-Rémy, dont la maquette suscite l’enthousiasme. L’inauguration a lieu le 29 mai 1921, à l’emplacement actuel qui, s’il est décrié par certains, convient néanmoins à la fois aux croyants (en face de l’église) et aux non-croyants (place de la République, face à l’école), des deux bords politiques.

Le monument, en excellent état, est donc un exemplaire unique, très original par sa forme et sa composition. L’artiste a choisi de personnifier la ville par une femme en costume provençal et une veuve accompagnée de son enfant, et a ajouté une inscription en lengo nostro. On reconnaît la silhouette du mont Gaussier qui surplombe Saint-Rémy et on distingue des soldats au combat sous un drapeau déployé pour le patriotisme victorieux.

La protection de ce monument s’inscrit dans le contexte de la thématique « monuments commémoratifs en PACA », alors qu’en France, sur la quinzaine de monuments aux morts de la première guerre mondiale inscrits au titre des monuments historiques (sur un total d’environ 300 000 à l’échelle nationale), aucun n’était protégé.

Double événement à Saint-Rémy
autour de Vincent Van Gogh

Samedi 10 octobre 2009 ont eu lieu à l’hôtel de ville de Saint-Rémy-de-Provence deux événements autour de Vincent Van Gogh : la remise du buste de l’artiste réalisé par Ossip Zadkine, volé en 1989 à Saint-Paul-de-Mausole et retrouvé il y a quelques mois par l'Office central de lutte contre le trafic des biens culturels, ainsi que la signature d’une charte de coopération culturelle et touristique entre Arles, Auvers-sur-Oise et Saint-Rémy-de-Provence.
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De mai 1889 à mai 1890, Vincent van Gogh a séjourné à Saint-Rémy, à l’hôpital de Saint-Paul-de-Mausole, période durant laquelle il a créé des tableaux parmi les plus connus, comme “La Nuit étoilée”.
La commune de Saint-Rémy-de-Provence, souhaitant perpétuer le souvenir de cette période, décida en avril 1965 d'ériger un buste du peintre. Elle acquit l’année suivante la sculpture auprès de l’artiste français d’origine russe Ossip Zadkine (1890-1967) ; l'emplacement alors choisi est l'allée du cloître de Saint-Paul-de-Mausole. Le 14 octobre 1966, le premier ministre, Georges Pompidou, signe le décret approuvant le projet d'érection du monument commémoratif à Saint-Rémy (télécharger les documents de l'époque).
 
Après le vol de cette œuvre en 1992, un second moulage en bronze fut réalisé à partir du plâtre original, sur commande de Jacques Chirac, alors maire de Paris, auprès du musée Zadkine, à l’intention du maire de Saint-Rémy, Serge Pampaloni. Cette œuvre est exposée depuis au musée municipal des Alpilles (musée de France).

Samedi, la première pièce sera restituée à la ville par l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels, en présence de Jean-Pierre Béquet, maire d’Auvers-sur-Oise, et Claire Antognazza, adjointe à la culture de la ville d’Arles. Cette cérémonie referme de façon heureuse une affaire vieille de vingt ans.

Coopération culturelle autour de Van Gogh
Hervé Chérubini, maire de Saint-Rémy, Jean-Pierre Béquet et Claire Antognazza ont signé ensuite à 12h une charte de coopération culturelle et touristique entre Arles, Auvers-sur-Oise et Saint-Rémy. Cette charte constitue la première étape d’un partenariat entre ces villes qui ont toutes trois accueilli Vincent van Gogh au cours de ses dernières années. Elle pose le principe d’actions communes avec la volonté d’échanger, de partager, de construire conjointement une dynamique culturelle et touristique inscrite dans la durée, associant sites et acteurs culturels. Ces actions seront déclinées en expositions itinérantes, accueil d’artistes, échanges scolaires, valorisation conjointe du patrimoine, liens internet...
 

L'essai scientifique “Van Gogh et le drame de l'oreille coupée“ en ligne

Un essai co-rédigé en 1936 par le docteur Edgar Leroy, médecin psychiatre qui exerça à Saint-Paul de Mausole, l'asile de Saint-Rémy-de-Provence où séjourna Vincent van Gogh, prend le contre-pied de la thèse défendue par deux historiens allemands contestant la version unanimement reconnue jusqu'à ce jour du peintre se tranchant lui-même l'oreille dans un accès de folie.
Cet essai de 24 pages, publié aux éditions Aesculape, a été dévoilé par Robert Leroy, érudit et spécialiste de l'histoire de Saint-Rémy-de-Provence, fils du co-auteur.
Appuyé sur la lecture des registres médicaux détaillant le cas de chaque internement de Saint-Paul-de-Mausole, cet essai expose de manière très argumentée et illustrée l'analyse scientifique ayant permis aux médecins d'affirmer que Vincent van Gogh s'était bien automutilé.

La ville de Saint-Rémy-de-Provence souhaite contribuer à éclairer le débat qui s'ouvre sur une page essentielle de la vie de Vincent van Gogh, qui séjourna à Saint-Paul-de-Mausole durant une période marquée par une activité créatrice intense l'ayant conduit à réaliser plusieurs de ses œuvres majeures.

En accord avec Robert Leroy, elle met donc à disposition de tous ce document scientifique historique.

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Exposition virtuelle sur la collégiale Saint-Martin

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Culture