Le diagnostic préventif, effectué par l’Institut national des recherches archéologiques préventives (INRAP) sur les terrains de la ZAC d’Ussol appartenant à la commune, a révélé l’existence de vestiges archéologiques. La ville rappelle, pour des raisons de sécurité publique, que l’accès au chantier est interdit.

Depuis le début du projet immobilier du
quartier d’Ussol initié par la commune, la ville respecte la procédure légale habituelle qui impose notamment, conformément à la loi de 2003 relative à l'archéologie préventive, que tout projet d’aménagement ou de construction susceptible d’affecter des éléments du patrimoine archéologique fasse l'objet d'un diagnostic en amont.
Le préfet de région, par le biais de la Direction régionale des affaires culturelles, a ainsi missionné l'Institut national des recherches archéologiques préventives (INRAP) afin de procéder à une reconnaissance archéologique sur le terrain de la ZAC d’Ussol.
L'intervention, commencée le 24 janvier avec une pelle mécanique, consiste en la réalisation de tranchées de 2 mètres de large sur 7 à 10% du terrain (soit 1500 m2 sur une emprise de 2,1 hectares). Elle a révélé la présence de vestiges archéologiques en profondeur.
L’accès au chantier dangereux et interditLe maire Hervé Chérubini a pris le 26 janvier un arrêté pour rappeler que l’accès au chantier était interdit au public. «
Cette parcelle fait partie du domaine privé de la commune et par conséquent est interdite à tous les publics. La présence de tranchées et des moyens de recherche archéologique habituels, tout comme la nature argileuse du terrain et la présence d’eaux stagnantes, font courir des risques graves aux contrevenants.»
200 familles en attente de logementLe quartier d’Ussol a été décidé par la ville, sur des terrains acquis en 2008, pour répondre à la forte demande de logements pour les familles saint-rémoises ; l’aménagement de ce quartier de 146 logements, maisons individuelles et immeubles collectifs, a été confié en 2009 à l’organisme public 13 Habitat.
La volonté de créer des logements reste prioritaire pour la municipalité ; toutefois, si la valeur archéologique de ces vestiges venait à être confirmée dans ce quartier, la ville considérera avec grand intérêt cet enrichissement du patrimoine communal.
Par souci de transparence, la commune diffusera une information régulière sur l’évolution de ces fouilles. À la fin de la période de recherche, elle demandera à la DRAC d’en communiquer publiquement les résultats.
26 janvier 2011